Fortaleza ou des histoires plein les bras – BRESIL

Boa Noite Amigos!

Un petit post qui me cueille d’écrire en ce début de nuit ou du matinée.

Il est 1h du matin ici à Jericoacoara, nord du Brésil où je suis arrivée hier et avant que les mots et les histoires ne m’échappent j’ai envie de vous conter au son des mots de Bernard Lavilliers ma rencontre aussi insondable qu’éphémère avec la ville de FORTALEZA.

Je ne connaissais pas -sinon de nom – la chanson et à vrai dire, n’ai pas une connaissance plus approfondie du répertoire de monsieur mais c’est plutôt une belle découverte, qu’en dites-vous?

Parait que « la misère serait moins pénible au soleil … »

Voilà ce que j’ai griffonné à la hâte avant que tout ça ne s’envole…

Fortaleza. Je n’y resterais pas et pourtant j’emporte quelque chose avec moi. Une certaine abrupté. La vie rude sans beauté apparente et pourtant…

Une ville de béton et de tours se déversant sur une mer où de blanc il n’y a que le sable. Ils s’entassent sous les pontons, dans les parcs, ombres sans fortune à l’image des chats qui colonisent l’espace de leurs maigres carcasses.

Front de mer de béton, ruines de ferraille et de rouille. Ils sont là sous mes pieds, allongés sur des nattes sans lendemain protégés du soleil, cachés de la vie.

Je passe dans des rues où je n’oserais guère m’aventurer le soir, rasant comme une ombre ces murs aux histoires plein les bras. Les regards passent, sans menace.

Et ce front de mer. Front de mer barrière. Front de mer frontière.

Ordures qui jonchent le bitume, humains, chats, chiens faméliques, tous embarqués dans ce même cargo de la vie.

Et pourtant ça rit, ça sourit. Ça gueule et ça grouille. Ça s’anime de musique et de bruit, du chuintement discontinu des Havaianas sur le bitume.

Et de ces trottoirs défoncés, de ces odeurs déglinguées et corps décharnés il y a pourtant quelque chose d’une mélodie divine qui s’échappe de cette cour des miracles ensoleillée …

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Bonne nuit depuis Jeri …

Adèle

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5 réflexions sur “Fortaleza ou des histoires plein les bras – BRESIL

  1. Les mots de tes commentaires m enchantent et me font voyager tout autant que tes photos. Bon vent Adéline et continue à partager avec nous cette bouleversante beauté des pays que tu traverses.Je t’embrasse.
    Jacqueline (Gravier)

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  2. Coucou Adèle j’ai longtemps flirté avec la chanson de Lavilliers que je connais bien… J’imaginais bien la ville à la fois chaude et sordide, somptueuse autant que tueuse, telle que tu la décris ici entre béton et mer, forteresse …(mais sur youtube les illustrations de la chanson du voyageur de tes contrées sont à ch…) As-tu à ton poignet droit LEMBRACA DO SENHOR DO BONFIM DA BAHIA?
    Besos (c’est Brigitte connectée à un autre compte… les astuces ..)

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