La maison des Femmes

…celle où les hommes sont plus que bienvenus aussi.

Premier écrit pour ce blog qu’il me taraude d’ouvrir depuis de longs mois maintenant.

L’envie m’est venue après une échappée belle en Camargue, au début du mois de février dernier. Poussée par un irrépressible désir de découvrir cette terre, de m’imprégner de cette nature que je pressentais brute et sauvage, billets de train et logement booké sur Airbnb, j’ai débarqué chez Brigitte qui m’a accueillie à coeur et bras ouverts dans sa maison baignée de calme et de douce chaleur. S’en sont suivis 5 jours de ressourcements profonds, de découvertes, de retour à soi autant que d’ouverture au monde.

Je me suis laissée bercer au gré du vent, de la lumière du ciel se reflétant à l’infini dans les eaux calmes et limpides, du feu crépitant dans la cheminée, de la visite à Sara la noire aux allées et venues des animaux de la maisonnée, des discussions passionnées et passionnantes partagées autour de repas préparés avec délicatesse et simplicité.

Quelques années auparavant, c’était dans la maison de mon amie Françoise à Oaxaca au Mexique que j’avais déjà pu goûter un avant-goût de cet « art de vivre », entre partage authentique et liberté de cœur et d’esprit, mais il n’était pas encore l’heure pour moi de donner corps et matière à tout cela …

Et puis, de toute cette vie engrangée profonde et généreuse, m’est apparue un lien fort entre la vie d’une femme et celle de sa maison. C’est le nid fécond où tout se joue, tout se créé et s’écrit. Mais la « maison » c’est aussi symboliquement notre maison intérieure, notre corps et l’âme qu’il véhicule et ce qu’elle a à dire et partager au monde. C’est un grand tout, une énergie circulaire et continue, notre maison c’est nous-même.

La maison en Camargue
La maison en Camargue

J’ai dans ma « galerie d’inspiration » quelques femmes artistes auxquelles je me réfère souvent et me nourrissent aussi bien dans ma vie créative que personnelle, j’ai donc intuitivement relié l’essence de la création à celui d’un foyer où tout s’engendre et prend vie. Je pense à Marguerite Duras dans sa maison de Neauphle-le-Château, Barbara à Précy ou encore Frida Kahlo dans sa maison bleue de Coyoacan au Mexique… Et tout comme elles, partout où ma jeune vie m’a emmené jusque maintenant, je me suis toujours forgée ce cocon secret et bouillonnant de rêves et de créativité. C’est là où je me (re)trouve, me (re)centre et me (re)créer jour après jour. Dans mon antre intérieur et extérieur.

Voilà à quoi j’ai envie que ressemble ce blog.

Ce blog c’est ma maison que je veux intime autant qu’ouverte, porteuse d’espoir et de lumière en partage authentique, sincère et absolu, accessible à tous êtres qui souhaiteront en pousser la porte. Je parlerais de choses qui m’animent et qui doucement m’amènent sur la route de ma propre vie. De choses que je vis, ai vécu et expérimenter, les failles et blessures que j’ai du réparer et apaiser, tout ça afin de modestement tenter d’apporter ma pierre à l’édifice dans un monde qui n’a jamais eu autant besoin de se reconnecter à lui-même et de revenir à l’essentiel de ce qu’est « être vivant ».

libertéredim
Là où les rêves commencent, je danse …

Les sujets viendront au gré de mes inspirations et de mes aventures … ça parlera d’amour, d’hommes et de femmes, de relations, de maternité et d’enfance, ça parlera de rencontre, du corps et de notre rapport à lui, d’art et d’émotions, de la puissance du monde animal et végétal qui a tant et tant à nous apprendre, ça parlera spiritualité et liberté, apprentissage initiatique, intuition et naissance de soi-même, voyages du bout du monde aux confins de nous-même… et je vais tranquillement me laisser guider pour vous partager tout ça au fur à mesure que les mots et thématiques m’arriveront.

Etre moi à vous, telle que je suis, telle que j’espère, telle que je souhaite faire l’expérience de cette vie qui m’a été donnée et qu’à bras le corps je prends.

Pour terminer ce premier texte de présentation du blog que j’espère n’être pas trop fastidieux ( hé oui il faut bien se lancer ma brave dame!), je vous partage un texte que j’avais écris sur le joli carnet de Brigitte en quittant sa merveilleuse maison camarguaise là où les voyageurs du monde laissent entre autres beaux souvenirs, une trace de leur passage chez elle …

 » La maison des Femmes

avec toujours un peu de tarte au four chaud en attente du voyageur étranger, un pot de confiture, un morceau de pain à partager. La maison des femmes ça regorge de souvenirs, des oiseaux aux fenêtres jusqu’au tapis au sol, au mur des rideaux. La maison des femmes ça a cette odeur parfumées des parfums pourprés, de pain d’épices ou poudre de riz, ça a des miroirs partout, des plantes qui vivent là, présentes. Une cheminée au milieu qui jour et nuit carbure, c’est là qu’au coin les histoires se racontent le soir. Les livres avec des mots dedans, les images des enfants, des amis, des amours, des objets glanés au fil du temps, des souvenirs d’une vie. Un petit coeur en tressage accroché au coin d’un volet, une lumière tamisée pour accueillir les murmures de la nuit, les chiens et chats heureux de partager la solitude belle et puissante des femmes dans leur antre, dans l’infinité de leur coeur.  »  

Coeur des sables
Coeur des sables

« La maison des femmes » est ouverte à celles et ceux qui savent écouter le silence et se nourrir de soleil. Elle est ouverte à celles et ceux dont la délicatesse vient effleurer l’âme de tout être vivant, à celles et ceux dont les mots, les idées et les actions permettent l’évasion au-delà des frontières physiques, morales et mentales. Elle est ouverte à celles et ceux dont l’incandescente chaleur embrase tout sur leur passage.

Enfin, la maison des femmes est ouverte à celles et ceux qui porte l’amour en boutonnière comme un puissant étendard.

A vous donc qui passerez par là, bienvenu(e)s dans ma maison, j’espère que vous vous y sentirez bien.

Adèle – 15 septembre 2015

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